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Obtenir De L’aide Dans Le Cas D’une Relation De Violence

Source:
* Alberta Council of Women’s Shelters un partenaire caritatif SHOPPERS. AIMEZ. VOUS.
** Opération boîtes à chaussures un partenaire caritatif SHOPPERS. AIMEZ. VOUS.

Vous trouverez ci-après des renseignements de base, des éléments à prendre en ligne de compte et des outils pratiques qui vous aideront à prendre les meilleures décisions au sujet de votre relation et, ultimement, à assurer votre sécurité. Nous espérons que vous trouverez l’information utile, mais sachez qu’elle n’est que partielle. Il est primordial que vous entriez en contact avec quelqu’un qui s’y connaît en matière de violence conjugale et qui peut vous aider à élaborer un plan visant à répondre aux besoins de votre famille et à votre situation particulière.

 

À quoi ressemble la violence?

 

La violence n’a pas de frontières; elle peut toucher n’importe qui, peu importe son âge, son ethnie, son orientation sexuelle, sa religion, son sexe, ses origines socioéconomiques et son niveau d’instruction. La violence conjugale est un ensemble de comportements répétitif visant à maintenir une emprise et un contrôle sur un partenaire intime. Nous croyons souvent que la violence est physique, mais il existe en fait de nombreuses formes de violence conjugale. Certaines sont moins évidentes et sont difficiles à repérer, mais elles n’en sont pas moins dévastatrices.

 

Plusieurs de ces différentes formes de violence peuvent être perpétrées en même temps. En fait, les agresseurs exercent rarement une seule forme de violence sur leurs proches. Ils passent souvent de la violence psychologique et émotive, comme les menaces, les comportements contrôlants et l’intimidation, à la violence physique. Bien que cette dernière puisse sembler la pire, des études ont montré que la violence verbale ou non verbale peut causer encore plus de dommages émotionnels que la violence physique.

 

Types de violences :

 

  • La violence physique peut consister à recevoir des gifles, des coups de poing et des coups de pied, se faire pousser, retenir, enfermer, traîner, étrangler ou blesser avec une arme ou un objet.

 

  • La violence psychologiquecomprend vivre dans la peur constante de menaces de violence contre vous ou vos enfants, amis, parents ou animaux de compagnie. Votre partenaire peut vous harceler au travail en vous appelant sans cesse ou en se rendant sur votre lieu de travail. Il peut détruire des objets qui représentent une valeur pour vous ou peut menacer de se suicider.

 

  • La violence émotiveconcerne les critiques persistantes, les injures et les dénigrements, en privé ou en public. Cela peut prendre la forme de blâmes injustes, de fausses accusations au sujet de votre loyauté et le contrôle de votre temps, de vos allées et venues et de vos actions.

 

  • La violence sexuelle, c’est être forcée contre son gré de se livrer à des actes sexuels ou se voir infliger de la douleur ou des blessures durant une relation sexuelle. La violence sexuelle comprend aussi le harcèlement, qui peut consister à ridiculiser une autre personne pour tenter de limiter sa sexualité ou ses choix en matière de reproduction, et l’exploitation, comme forcer une autre personne à participer à des séances de photos ou à des films pornographiques.

 

  • La violence financièresignifie que vous avez un accès limité ou inexistant à l’argent du ménage et par conséquent aucun contrôle sur ce qui est dépensé ou épargné. Un agresseur peut aussi retenir des ressources comme des vêtements, de la nourriture, des médicaments ou d’autres nécessités afin de garder le contrôle.

 

  • La violence numériqueest l’utilisation de la technologie pour intimider, harceler ou traquer un partenaire. Cela peut consister à surveiller vos courriels et vos messages dans les médias sociaux, écrire des messages méprisants ou publier des photos/vidéos de vous dans des endroits publics en ligne, et contrôler vos identifiants et vos mots de passe. L’agresseur peut aussi accéder à votre téléphone pour savoir qui vous textez ou qui vous appelez.

 

  • La violence spirituellepeut consister à ridiculiser ou dénigrer les croyances spirituelles d’une personne, à empêcher une autre personne de pratiquer ses croyances religieuses ou spirituelles, ou à utiliser une doctrine religieuse pour justifier un abus.

 

  • La traque peut survenir au domicile d’une personne ou près de celui-ci, à son lieu de travail, par téléphone ou sur Internet. Les harceleurs criminels emploient des tactiques comme suivre ou traquer une autre personne, l’appeler sans cesse, lui envoyer des courriels, communiquer avec ses amis ou ses proches ou lui envoyer des colis ou des cadeaux non désirés. La traque est imprévisible et devrait toujours être considérée comme dangereuse.

 

 

Suis-je victime de violence?

 

Il est parfois difficile de repérer la violence lorsqu’on est en relation avec une personne, surtout si elle n’est pas encore devenue physique. Lisez les questions suivantes et réfléchissez attentivement à votre relation. Plus vous accumulez les « oui » comme réponse, plus il est probable que vous soyez dans une relation de violence et vous devriez obtenir de l’aide le plus tôt possible.

 

Est-ce que votre partenaire :

 

  • Vous embarrasse ou vous ridiculise en public?
  • Ignore ou dénigre vos sentiments?
  • Dénigre vos réalisations ou vos objectifs?
  • Menace ou violente vos animaux de compagnie?
  • Vous appelle plusieurs fois le jour ou la nuit ou se présente pour vérifier que vous êtes bien là où vous aviez dit que vous seriez?
  • Vous injure et vous insulte?
  • Se met en colère de façon imprévisible et vous fait sentir que vous marchez sur des œufs?
  • Se sert du stress, des drogues ou de l’alcool comme excuse pour vous faire du mal?
  • Vous blâme pour comment il se sent ou pour ses malheurs?
  • Fait pression sur vous pour que vous exécutiez des actes sexuels qui ne vous intéressent pas ou pour lesquels vous n’êtes pas prête?
  • Vous fait sentir qu’il n’y a aucune façon d’échapper à la relation?
  • Vous empêche de passer du temps avec vos amis ou votre famille?
  • Vous fait sentir comme si vous étiez « folle » ou que vos réactions à ses comportements sont trop fortes?
  • Vous menace de violence?
  • Menace de se suicider si vous le quittez?
  • Limite votre accès à l’argent, à la voiture, au téléphone, à Internet, etc.
  • Vous accuse d’avoir une liaison?
  • Considère les personnes de votre sexe comme des objets ou leur manque de respect?
  • Vous empoigne, vous pousse, vous bouscule, vous gifle, vous secoue, vous donne des coups de pied ou des coups de poing, vous étrangle ou vous fait mal d’une autre façon?

 

Est-ce que vous :

 

  • Avez peur de votre partenaire?
  • Évitez d’inviter des personnes de peur du comportement que votre partenaire peut avoir?
  • Vous excusez constamment du comportement de votre partenaire?
  • Passez beaucoup de temps à déterminer comment aborder certains sujets avec votre partenaire dans un effort pour éviter une réaction de colère ou négative?
  • Croyez que si vous changez quelque chose de vous, vous pourriez changer le comportement de votre partenaire?
  • Croyez que vous ne pouvez rien faire comme il faut pour votre partenaire?
  • Croyez que vous restez avec votre partenaire parce que vous avez peur de ce qu’il fera si vous rompez?
  • Avez une estime de vous tellement basse que vous croyez que vous méritez d’être violentée?
  • Croyez que vous avez perdu l’amour et le respect que vous avez déjà eus pour votre partenaire?
  • Croyez que votre partenaire vous prendra vos enfants ou votre animal de compagnie?
  • Vous sentez engourdie sur le plan émotionnel?

 

 

J’ai répondu « oui », que devrais-je faire?

 

Si vous êtes en danger et que vous avez besoin d’aide immédiatement, appelez le 911.

 

Si ces descriptions de violence vous semblent familières et que vous avez répondu « oui » à quelques-unes des questions ci-dessus, nous vous recommandons de vous adresser immédiatement à un conseiller professionnel. Les refuges pour femmes offrent non seulement un endroit où aller si vous devez quitter votre foyer, mais ils peuvent aussi vous fournir des renseignements confidentiels, du soutien et des références à n’importe quel stade de votre relation. Il n’est jamais trop tôt pour obtenir de l’aide si vous croyez être victime de violence dans votre relation. Voici des points de départ :

 

  • ca – Ce site Web (en anglais) présente les coordonnées de tous les refuges pour femmes du Canada. Vous pouvez rechercher dans votre région sur la carte interactive et trouver celui qui vous convient le mieux.

 

  • Lignes d’aide 24 heures – Malheureusement, les lignes d’aide en matière de violence conjugale diffèrent d’une province à l’autre, mais vous pouvez en consulter la liste ici (en anglais) : http://endingviolencecanada.org/getting-help/
  • Organismes communautaires - De nombreux organismes communautaires offrent des services sociaux comme le counselling, l’aide avec l’hébergement, l’aide juridique et financière, etc. Dans ces organisations, il peut y avoir quelqu’un sur place pour vous écouter et discuter de vos choix. Si ce n’est pas le cas, on pourra certainement vous référer au bon endroit.

 

  • Médecin de famille – Votre médecin ou infirmière de la santé publique peuvent discuter avec vous de votre situation et vous recommander un conseiller local pour vous aider à demeurer en sécurité.

 

 

 

Se préparer à partir et créer un plan de sécurité :

 

La planification de la sécurité est très importante, car la rupture peut parfois amener l’agresseur à devenir plus dangereux, voyant l’emprise qu’il a sur sa victime lui échapper. Si vous croyez que votre partenaire peut être violent, nous vous conseillons fortement d’élaborer d’abord un plan de sécurité pour vous protéger ainsi que vos enfants.

En plus de préciser l’endroit où vous pourriez vous rendre en cas d’urgence et comment vous pourriez vous y rendre, le plan de sécurité prévoit aussi comment gérer vos émotions, parler de la violence à vos amis et à votre famille, demander l’aide de la justice et plus. Encore une fois, vous devriez en parler en personne à un conseiller formé professionnellement en matière de violence conjugale. Dans l’intervalle, voici quelques conseils :

 

  • Déterminez la façon la plus rapide de sortir de chez vous et exercez-vous à le faire (avec vos enfants, s’il y a lieu).
    • Évitez les salles de bains ou les chambres à coucher, où vous pourriez vous retrouver coincée.
    • Évitez aussi les pièces où se trouvent des armes, comme la cuisine.
  • Déterminez la façon la plus rapide de sortir de votre lieu de travail et exercez-vous à le faire.
  • Déterminez le chemin qui mène aux refuges, aux postes de police, aux hôpitaux et aux endroits publics/magasins qui sont ouverts 24 heures par jour.
  • Décidez des personnes dans votre vie en qui vous pouvez avoir confiance et à qui vous pouvez vous fier, et parlez-leur de votre plan.
  • S’il y a lieu, montrez à vos enfants comment réagir en cas d’urgence (composer le 911, se réfugier chez un voisin ou dans un autre endroit sûr).
  • Essayez, à l’insu de votre partenaire, de commencer à mettre de l’argent de côté que celui-ci ne pourra pas trouver.
  • Faites faire un double de clé de la voiture et cachez-le au cas où votre partenaire prendrait les clés au moment où vous voulez partir.
  • S’il y a lieu, parlez à vos voisins de la violence et demandez-leur d’appeler la police s’ils entendent du tapage.
  • Déterminez un mot ou une phrase code à utiliser avec vos enfants, votre famille et vos amis. Ils sauront qu’ils doivent appeler la police et obtenir de l’aide si vous utilisez le code.
  • Préparez un sac contenant les articles dont vous auriez besoin si vous deviez partir rapidement. Voici quelques exemples :
      • Documents importants (vois ci-dessous)
      • Cartes bancaires et cartes de crédit
      • Clés
      • Médicaments
      • Documents légaux
      • Numéros de téléphone importants
      • Bijoux, photos ou objets sentimentaux
      • Quelques vêtements
      • Jouets préférés/doudous.
  • Gardez le sac dans un endroit où votre partenaire ne le trouvera pas, par exemple chez un ami de confiance ou un membre de la famille.
  • Essayez de rassembler les documents suivants pour vous et vos enfants :
  • Certificats de naissance
  • Permis de conduire
  • Cartes d’assurance sociale
  • Carnets de vaccination
  • Passeports
  • Renseignements bancaires
  • Dossiers scolaires
  • Il est aussi important d’ajouter tout document que vous pourriez posséder au sujet de la violence, y compris des photos, des enregistrements, des dossiers médicaux et des rapports de police.
  • Ayez de la monnaie ou une carte d’appel sur vous en tout temps. Il se peut que vous ne puissiez pas utiliser votre téléphone cellulaire, car vos allées et venues peuvent souvent être retracées.

 

 

 

 

 

 

 

Ressources :

Alberta Council of Women’s Shelters

http://www.aaets.org/article144.htm

sheltersafe.ca

http://ncadv.org/learn-more/what-is-domestic-violence/do-you-think-you-re-being-abused

http://ncadv.org/learn-more/get-help/planning-ahead

http://www.dvrc-or.org/

http://www.aaets.org/article144.htm